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30/09/2007

Beth Gibbons

Allez, vous connaissez sans doute, mais vu que cette chanson - Mysteries - m'a hanté une bonne partie de la journée, je pense que ça vaut le coup que je vous montre cette vidéo, qui est totalement inouïe.

 

 

 

 

Et dire que je n'ai jamais écouté l'album entier (Out of season)... Je ne vais pas tarder à y remédier. 

Je viens de me rendre compte aujourd'hui qu'il y avait quelque chose entre Beth Gibbons et Janis Joplin.

Je suis même intimement convaincu que Beth Gibbons avait Kozmic Blues (écoutable ici) dans son coeur quand elle a écrit Glory Box... Les deux chansons sont assez différentes, mais il y a quelque chose de très fort qui les lie... Une sorte de lien de parenté.

Alors c'est vrai que Beth Gibbons est aussi douce que Janis Joplin est violente, mais il y a un truc pour moi, même si j'arrive pas à dire quoi. M'enfin je vous laisse vous faire une idée !

17/09/2007

Crocodiles

Il y a peu, j'ai découvert un groupe très connu du début des années 80 : Echo & the Bunnymen. Alors pour savoir pourquoi j'aime ce groupe, jetez un oeil à cette vidéo (surtout la première moitié). Cette chanson me trotte dans la tête depuis quelques temps...

 

 

(Oui, ça ressemble aux Cure... Mais j'accroche mieux là ;-)

03/09/2007

D'humeur très bizarre

Aujourd'hui, je me sens très étrange.

Hier, j'ai fini un livre dévoré en deux jours ou presque (fait rare chez moi) : L'Elégance du Hérisson de Muriel Barbéry. Et j'ai bien du mal à m'en défaire, croyez-moi.

Ce livre est assez connu donc vous l'avez peut-être déjà lu, pour ma part j'ai vraiment beaucoup aimé.

Je ne vais pas dire adoré : quand un livre vous touche à ce point, on n'a même plus envie de le juger, de le jauger, ou même de dire ce que l'on a aimé. On a juste envie de dire aux gens de le lire.

 L'histoire est très simple (mais les réflexions qui s'y déploient sont d'une infinie richesse) : Renée est concierge dans un immeuble parisien friqué. Et Renée est dotée d'une culture monumentale doublé d'un sens de l'observation renversant, bien qu'elle tente de faire croire l'absolu contraire aux habitants de son immeuble pour les conforter dans leurs préjugés.

Dans le même immeuble, Paloma est une fillette de 12 ans, elle aussi extrêmement intelligente, observatrice et mûre.

Et ce livre présente grosso modo leurs journaux intimes qui s'entrecroisent.

Eh bien, mes amis, je l'ai fini hier et je ne m'en suis toujours pas remis. Je suis triste d'avoir quitté les personnages, je me suis posé plein de questions sur moi-même, j'ai beaucoup rigolé à certains moments, j'ai été ému à d'autres... (Oui c'est banal mais pour une fois c'est vrai)

 Parce que, même si ce roman est saturé de références culturelles et écrit dans une langue aussi exigeante que maîtrisée (deux points que j'ai trouvés ici jouissifs), il conserve l'essentiel, une humanité et une sagesse aussi dures que désarmantes, sans tomber le moins du monde dans le sentimental.

 

Alors, que les Inrocks  n'aiment pas, j'en ai franchement rien à foutre. Surtout ne lisez pas leur critique de ce livre, ça risquerait d'entamer votre appétit de lecture. En gros : ils reprochent au livre d'être snob et caricatural, ce qui est un comble quand on sait que

1. Les Inrocks sont quand même de beaux spécimens de snobisme quand ils s'y mettent (vous pouvez ne pas être d'accord bien sûr, et c'est peut-être injuste, mais j'avais besoin de le dire, ça me fait du bien... Que ceux qui aiment les Inrocks n'en prennent surtout pas ombrage, et aucun rapport avec les commentaires récents où il en est question par coïncidence) 

2. Ce roman part de situations simples - mais non pas caricaturales - pour mettre en oeuvre une finesse d'observation renversante et une justesse devant laquelle je m'incline. C'est même son rapport à la simplicité, au calme, à la beauté qui me touche le plus dans ce livre, dont l'auteur est d'ailleurs (c'est explicite mais on le sent de toute façon) pétrie de culture japonaise.

Oui, quand je suis touché par un livre, ça m'énerve de lire des critiques si désespérément négatives... Peut-être orientées par le fait que ce livre est un succès de librairie et qu'un succès de librairie, de cinéma etc., c'est MAL. J'ai retiré énormément de choses de ce livre et ça me semble l'essentiel.

Voilà, ça me paraît un peu creux que je vous dise tout ça si vous n'avez pas lu le livre, mais si je vous en disais plus ça gâcherait un peu la découverte. J'espère au moins que ça vous donnera envie de le lire ;-)

C'est aussi l'occasion de vous faire découvrir un blog que je suis depuis quelque temps et que j'aime beaucoup : Le blog des livres. C'est lui qui m'a donné une de lire ce livre ;-)

01/09/2007

The Monks

Dans une de mes dernières notes, j'avais parlé de la découverte d'un groupe incroyable : the Monks. Avec les Sonics, c'est un des groupes les plus sauvages des années 60. Des GIs envoyés en Allemagne qui s'ennuyaient et ont décidé de monter un groupe. Et comme en Allemagne dans les années 60, on doit être moins sensible au son léché type Beatles qui fait vendre, les Monks ont pu enregistrer leur musique d'une manière inédite : brutale, presque primaire (pour l'époque). Si vous avez envie de vous faire une idée (outre écouter Last fm bien sûr ;-) regardez cette vidéo. Un concert des Monks en Allemagne en 1966 (c'est dingue ce qu'on peut trouver sur YouTube). Préparez vos oreilles !

 

 

 

 

Alors j'espère que comme moi, vous avez aimé leur coupe de cheveux ;-) et leur musique : il y a un ou deux moments, avec le clavier, on penserait presque à du Doors quelques années avant ! Et puis cette basse... Enorme. Et puis, et puis... Ces choeurs et ces orgues derrière, ça fait presque penser (sans doute volontairement) à des chants religieux... Sans compter qu'un banjo dans ce type de musique, c'est peu courant.

Alors bon, c'est pas forcément aussi bourrin écouté aujourd'hui, hein, mais c'est vraiment hallucinant qu'un groupe joue des trucs comme ça en 1966 !!! Un an avant que Iggy et ses acolytes ne se mettent à quelque chose d'encore plus extrême...

Voilà, j'espère que vous avez aimé autant que moi ! Et dire qu'ils n'ont fait qu'un album (Black Monk Time)...

Avis aux intéressés : ils se sont reformés depuis une dizaine d'années pour faire des concerts, et ils ont l'air d'avoir la patate même s'ils sont plus tout jeunes ! La preuve sur cette vidéo, avec une chanson énorme : I hate you (et sur Black Monk Time, le son est à peu près le même !).

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